Les abeilles menacées ?

Les abeilles disparaissent et très peu savent pourquoi, les conséquences et quels sont les gestes à adopter pour espérer les sauver.

 

Les ennemis naturels de notre écosystème:

Comme chaque insectes, l’abeille rentre dans l’alimentation possible de certaines espèces entomophages d’oiseaux, de lézards, d’araignées, d’insectes ( mante religieuse, frelon européen, guêpe, etc.). Son miel, mais surtout le couvain et pollen, attire des prédateurs classiques comme l’ours, le blaireau ou la martre. 

 

Mais ces prédateurs traditionnels pèsent bien peu dans la mortalité globale des abeilles.

 

Les ennemis importés qui perturbent l’écosystème:

 

• Le frelon asiatique a été introduit fortuitement dans le sud-ouest de la France en 2004, vraisemblablement via l’importation par bateau d’un chargement venant de Chine. Trouvant un climat adéquat, peu ou pas de prédateurs, et de grandes possibilités de se nourrir, le frelon asiatique a progressé rapidement. Son aire de répartition s’étend désormais du Portugal à l’Allemagne, en passant par le Royaume-Uni. Et pour cause, au milieu de l’automne, un nid propage en moyenne 550 futures reines de frelons asiatiques dans un rayon de 60 km. 

Son bol alimentaire se compose de charogne et de tous types d’insectes vivants ( mouches, chenilles, coccinelles, guêpes, abeilles, etc. ). Il représente ainsi une certaine menace non seulement pour les colonies d’abeilles, mais aussi pour une grande part de la biodiversité. 

En parallèle, nous savons que l’abeille d’Asie a su développer des techniques de protection face à son ennemi le frelon asiatique depuis des siècles. Alors que l’abeille européenne subit aujourd’hui un ennemie auquel elle n’était pas préparée.

En quelques heures, 20 ou 30 frelons sont capables de décimer une ruche de 20 000 abeilles. 

 

• Le varroa destructor est un acarien redoutable. Surnommé le vampire de l’abeille, il réussit dans les années 1960 à migrer sur l’abeille européenne amenée en Asie du fait de sa meilleure capacité à récolter du miel. Le Varroa avait jusque-là qu’o évoluer pendant des milliers d’années avec l’abeille asiatique ( tout comme elle l’a fait avec le frelon asiatique). Cette abeille a su développer au fil du temps des mécanismes d’autodéfense afin de maintenir les populations de varroas suffisamment faibles dans la colonie pour ne pas disparaître. Les abeilles européennes n’ayant pas ce passé commun, sont largement plus vulnérables à ce parasite.

Le Varroa peut venir à bout d’un essaim d’abeilles européennes en une à deux années si l’apiculteur n’intervient pas

 

l’Homme un ennemi tout aussi responsable: 

 

• Les pesticides sont des produits naturels ou chimiques ayant pour vocation de protéger les humains, les animaux ou les végétaux contre les agressions de nuisibles de toutes sortes. On retrouve les fongicides pour lutter contre les champignons, les herbicides pour lutter contre les mauvaises herbes, les acaricides contre les acariens, etc. Il s’agit là de leur vocation principale bien entendu, mais un herbicide chimique peut par exemple se révéler nocif pour une abeille adulte, par contact ou indigestion. Plus on avance dans la recherche scientifique, et plus les dangers que font courir certains pesticides de synthèse- seul ou en association les uns avec les autres ( effet cocktail ) – aux insectes pollinisateurs deviennent évident.

Les abeilles mellifères sont les plus étudiées en la matière, mais les pesticides sont aussi responsables de la diminution des oiseaux dans les campagnes, des poissons des rivières, ou des vers de terre dans les sols.

Certains pesticides ou produits phytosanitaires ne vont pas foudroyer l’abeille directement sur place, mais vont lui nuire à petit feu. Par exemple, en brouillant ses sens de l’orientation, en altérant son espérance de vie… L’abeille pourra donc, si sa ruche n’est pas très loin de la plante empoisonnée, rentrer chez elle. Avec bien évidemment dans son jabot ( partie dans l’anatomie de l’abeille où le nectar est conservé jusqu’à son arrivée dans la ruche ) pleins de nectars contaminés. Mais si la ruche est beaucoup trop loin, l’abeille se trouvera perdue et seule… et une abeille seule ne peut pas survivre…

Mais pour l’abeille qui aura retrouvé son chemin, immédiatement, donnera ce qu’elle a récupéré comme nectar aux ouvrières chargées de récupérer le miel. C’est ce que l’on appelle la trophallaxie (elle s’entend comme la transmission de nourriture d’abeille à abeille. Elle se produit à chaque fois qu’une butineuse rentre à la ruche avec du nectar et le transmet à une réceptrice, qui peut ensuite le transmettre à son tour avant de le stocker dans les alvéoles, ce qui a pour effet d’enrichir le nectar en enzymes et de le transformer progressivement en miel). Mais en faisant cela, la réceptrice sera contaminée à son tour par le produit chimique mortel.

Donc la trophallaxie peut aussi être à l’origine de la propagation de certaines maladies ou molécules chimiques dangereuses au sein de la colonie. 

En rappelant que le miel sera lui aussi contaminé et consommé par nous, les Hommes. 

 

•Les abeilles auraient plus de difficultés à se repérer et à communiquer les bonnes directions à leurs congénères avec les traînées d’avions lâchées dans le ciel (soleil masqué). De plus, certaines particules rejetées pourraient également perturber la santé des colonies.

Malheureusement, peu de données permettent d’appréhender cette hypothèse comme il convient. 

 

• L’Homme a modifié profondément le paysage dans lequel était habitué à évoluer les pollinisateurs. Outre les substances chimiques, il répond sur leurs ressources de nourriture et d’eau, il a durablement transformé et réduit leur habitat. En France, l’équivalent de la surface d’un département disparaît tous les 10 ans au profit de l’urbanisation. Soit environ 200 hectares chaque jour d’après le ministère de l’Agriculture. Ces nouveaux espaces artificialisés correspondent pour les deux tiers à d’anciennes terres agricoles, et pour un tiers à un espace naturel. Ces espaces offraient un habitat à de nombreuses espèces, en même temps qu’ils abritaient des plantes à nectar et pollen.

Aujourd’hui, les plantes ray-grass sont devenues reines entre deux cultures, ou dans les prairies. Ces herbes monopolisent les rayons du soleil. Elles se développent de manière très dense, et précoce, de façon à ne pas laisser de chance aux autres herbes et fleurs. Les ray-grass ne sont pas du tout mellifères. Ces graminées ont transformé les prairies colorées d’autrefois en d’interminables étendues vertes. C’est pour cela que nous voyons de moins en moins de paysages faits de coquelicots et de bleuets. En plus, les ray-grass colonisent aussi les champs voisins. 

La pauvreté mellifère des espaces s’accentue avec l’épandage de désherbants sélectifs, notamment contre le pissenlit, qui joue pourtant un grand rôle par ses apports en pollen et en nectar sur une période pouvant aller de février à août, fait très rare pour un seul type de fleur.

 

La nature change…:

 

•Le changement climatique peut avoir une incidence sur les abeilles. 

Le dérèglement des saisons perturbe le rythme qu’elles sont habituées à suivre depuis la nuit des temps.

Ce qui engendrera du stress, l’affaiblissement, puis la fin de la colonie.

 

MESSAGE IMPORTANT :

Aidez nous ⚠️

Les meilleurs moyens de pression pour toutes ces sociétés de lobbying ,c’est le boycott. Nous vous invitons à arrêter de consommer tous produits issus de l’agriculture intensive et non biologique et vous participerez à la sauvegarde des abeilles et des insectes pollinisateurs.

 

Source: Abeilles, gardiennes de notre avenir, Paul FERT, rustica éditions septembre 2017

 

5 réflexions sur “Les abeilles menacées ?”

  1. Très bon article.
    Important de bien comprendre qui sont les ennemis des abeilles et comment les aider.
    Mais aussi de comprendre que sans la pollinisation des abeilles, notre alimentation actuelle serait compromise…

  2. J’ai beaucoup apprécié cet article qui m’a aidé à comprendre comment aider les abeilles.
    Merci pour votre excellent travail.

  3. Un excellent article dans lequel on en apprend beaucoup. J’avais déjà eu quelques informations sur ce sujet, et là j’ai l’occasion d’en savoir plus en détail.
    C’est vraiment triste de voir que les abeilles sont de plus en plus menacées alors qu’elles jouent un grand rôle dans notre écosystème.
    J’espère que les consciences s’éveilleront et que chacun réalisera ce qu’il peut à son échelle.

  4. momolovejupitersobad

    Un très jolie article sa nous rappel au combien les abeilles nous son importante, nous somme responsable de ce que nous faisons et achetons, protégeons les abeilles tant qu’on le peut encore!!! ( j’avoue j’ai appris pleins de choses avec cette article comme quoi y a juste les pesticides qui nuis au abeilles) beau travail merci

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